Archive for the 'Auteurs anciens' Category

Strabon: la composition géographique

août 6, 2012

Quand il s’agit de figures d’une certaine taille, les sens ne nous font voir que des fragments : c’est l’intelligence qui compose l’ensemble à partir de ce que l’oeil a vu. C’est ainsi que procèdent les hommes d’étude: se fiant à ces sortes d’organes des sens que sont les individus divers qui, au hasard des voyages, ont vu divers pays, ils recomposent en un schéma unique l’aspect du monde habité dans sa totalité. (ii5.11, c 117)

Apprendre et juger (Solon et Nietzsche)

mai 1, 2012

γηράσκω δ’ αἰεὶ πολλὰ διδασκόμενος. (Solon, fr. 8)

L’homme de parti.- L’homme de parti authentique n’apprend plus, il ne fait plus qu’éprouver et juger: alors que Solon, qui ne fut jamais un homme de parti mais poursuivit son but à côté et au-dessus des partis ou contre eux, est significativement le père de cette parole  sobre, dans laquelle reste enclose la santé et la créativité inépuisable d’Athènes: "je vieillis et j’apprends toujours."

(Humain, trop humain, II.1, §301 via Laudator Temporis Acti)

Der Parteimann.— Der echte Parteimann lernt nicht mehr, er erfährt und richtet nur noch: während Solon, der nie Parteimann war, sondern neben und über den Parteien oder gegen sie sein Ziel verfolgte, bezeichnenderweise der Vater jenes schlichten Wortes ist, in welchem die Gesundheit und Unausschöpflichkeit Athens beschlossen liegt: "alt werd’ ich und immer lern’ ich fort."

Lernen / erfahren: en allemand "erfahren" (que je traduis ici par "éprouver" et qui est  traduit par "to experience things" dans la traduction utilisée par Michaël Gilliland) peut se traduire par "apprendre" mais au sens d’apprendre une nouvelle, soit un apprendre plutôt du côté de l’information que de celui de la connaissance.

voir aussi:

Pirke Avot (פרקי אבות) : "ne dédaigner les leçons de personne"

mai 28, 2010

Ben Zoma disait : "Quel est le vrai sage ? C’est celui qui ne dédaigne les leçons de personne, ainsi qu’il est dit {Psaumes, CXIX, 99} : ‘J’ai mis à profit les leçons de tous mes maîtres.`"

Pirqé Avoth, 4.1

Ben Azai : "Ne dédaigne aucun homme, et ne rejette aucune chose ; car il n’y a point d’homme qui n’ait son heure, et il n’y a pas de chose qui ne trouve sa place."

Pirqé Avoth, 4.3

[Rabbi José ben Levi :] "Celui qui apprend de son prochain un seul chapitre, une seule règle, un seul verset, un seul mot ou même une seule lettre, doit l’honorer comme son maître. {…}"

Pirqé Avoth, 6.2

Quintilien sur l’orthographe

novembre 26, 2008

Institutions Oratoires, 1, 4, 7-9 (cité par Roy Harris dans Rethinking Writing (2000)):

Il appartient à tous les grammairiens[1] de s’occuper de ces choses fines et d’examiner s’il ne nous manque pas certaines lettres nécessaires, non pour écrire des mots grecs (puisque nous avons emprunté deux lettres pour cela), mais pour les mots latins eux-mêmes: ainsi dans serus et uulgus le digamma éolien fait défaut[2], et il y a un son intermédiaire entre les lettres u et i (en effet nous ne disons pas optimum[3] comme opimum), et dans hereon n’entend clairement ni i, ni e; et par ailleurs d’autres lettres sont redondantes[4] (…)

(…) Aut grammatici saltem omnes in hanc descendent rerum tenuitatem, desintne aliquae nobis necessariae litterae, non cum Graeca scribimus (tum enim ab isdem duas mutuamur), sed proprie in Latinis: ut in his seruus et uulgus Aeolicum digammon desideratur, et medius est quidam u et i litterae sonus (non enim sic optimum dicimus ut opimum), et in here neque e plane neque i auditur; an rursus aliae redundent (…)[5]


  1. Grammatici, ie les professeurs de lettres
  2. pour distinguer la semi-consonne de la voyelle u, ce que fait la typographie moderne du latin, en notant la semi-consonne par v.
  3. écrit parfois optumum
  4. comme le q ou le x
  5. in The Latin Library trad. anglaise sur Lacus Curtius et Iowa State

Composition orale et transmission orale: le cas des Veda / Jack Goody (1987)

octobre 28, 2008

in J. Goody, Entre l’oralité et l’écriture (Presses Universitaires de France – PUF, 1994).

Goody examine l’objection possible à ses thèses qui pourrait être tirée de l’exemple de la transmission purement orale et néanmoins exacte des textes sacrés dans la tradition hindoue. La "littérature orale" hindoue présente des traits qui, pour Goody, dépendent d’une culture "lettrée", disposant et utilisant l’écriture. Il répond à l’objection en distinguant transmission et composition: si les Vedas sont bien transmis oralement, leur composition, dans la forme transmise, a vraisemblablement été écrite.

il est évident que la transmission écrite est par un côté plus facile que l’orale: l’élève n’a pas besoin de la présence physique d’un maître pour lui inculquer le savoir ni pour apporter les corrections nécessaires à une reproduction exacte; il peut le faire lui-même. L’écriture permet l’apparition de l’autodidacte et rend l’acquisition de l’information potentiellement moins personnelle, moins "intensive". (p. 125)

La remarque est particulièrement vraie pour l’apprentissage par coeur. Serait intéressant de la relier au cas de l’autodidactisme protestant et de sa tendance au littéralisme. Vrai aussi pour l’islam: c’est la généralisation de l’accès direct et non encadré au texte qui permet le fondamentalisme.

On ne peut guère douter que Pânini se servit de l’écriture pour parvenir à formuler les "règles" de la grammaire. Néanmoins un élève commençait son instruction en apprenant par coeur les sûtras qui ne lui étaient expliquées que plus tard: le procédé n’est pas inhabituel dans des formes de l’enseignement islamique et, de façon moins évidente, dans la nôtre [sic]. Selon Oliver, un bon grammairien apprenait et apprend encore les ouvrages classiques de base "par coeur", directement d’un maître sans se servir d’un manuscrit ni d’un livre" (p.61). Un livre existait cependant auquel on pouvait se référer en cas de besoin. (p. 127)

comme je l’ai par la suite envisagé à propos de l’étude intéressante de Frances Yates sur la mémoire (1966), l’élaboration de certaines techniques importantes pour retenir par coeur le discours semble presque exiger la réduction préalable de la langue à une forme visuelle, apportant à la parole une dimension spatiale (chap. 8). 

Thucydide: "On changea jusqu’au sens usuel des mots…"

mai 26, 2008

On changea jusqu’au sens usuel des mots par rapport aux actes dans les justifications qu’on donnait. Une audace irréfléchie passa pour dévouement courageux à son parti, une prudence réservée pour lâcheté déguisée, la sagesse pour le masque de la couardise, l’intelligence en tout pour une inertie totale ; les impulsions précipitées furent comptées comme qualité virile et les délibérations circonstanciées comme un beau prétexte de dérobade… La plupart des hommes aiment mieux être appelés habiles en étant des canailles qu’être appelés des sots en étant honnêtes: de ceci, ils rougissent, de l’autre, ils s’enorgueillissent. 

(III, 82. Traduction J. de Romilly, cité par Pierre Vidal-Naquet dans Réflexions sur le génocide. Les juifs, la mémoire et le présent, tome III – La Découverte, 1995.)

 

"Pouvoir et persuasion…" / Peter Brown (2. paideia)

septembre 24, 2007

(Un post qui était resté à l’état de brouillon depuis le mois de mai! Comme je ne sais pas quand j’aurais l’occasion de revenir sur livre de Peter Brown, je le poste tel quel. Voir le post précédent sur le même sujet: “Pouvoir et persuasion…” / Peter Brown (1. empire, cités, élites, rhétorique) .)

Pouvoir et persuasion dans l’Antiquité tardive: vers un Empire chrétien / Peter Brown, trad. Pierre Chuvin.- Paris: Le Seuil, 1998 (1992)

Chap. 2: La paideia et le pouvoir.

"Vêtus d’une petite toge, les cheveux impeccablement coiffés", les garçons déclamaient sur des thèmes classiques. La rhétorique était considérée comme l’antichambre de la vie publique, à tel point que la classe de Libanius n’était séparée du conseil municipal que par un étroit couloir. Aux périodes de crise, les hurlements des notables désespérés servaient de fond sonore à son enseignement.

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Zhuangzi et les vers de sable

juillet 31, 2006

(En complément du billet-citations précédent, je repêche une vieille note de journal.)

Jeudi 6 avril 1978 – Tout à l’heure en passant devant l’Huma [faubourg Poissonnière], j’ai lu à propos de la marée noire, dans le numéro de l’Humanité Dimanche de cette semaine :
"Même les vers de sable, si nécessaires à l’équilibre biologique et dont les pêcheurs se servent comme appât, crêvent."

A comparer ce passage du Zhuangzi, lu hier soir :

l’excès d’intelligence met du désordre dans le rayonnement de la lune et du soleil, effrite les montagnes, déssèche les fleuves et perturbe la succession des quatre saisons. Ces maux vont déranger même les vers craintifs et les insectes minuscules dans leurs habitudes propres.

L’alternative est Laozi ou Nietzsche (N. dirait Schoppenhauer ou moi), c’est sensible par exemple chez Heidegger.

Platon sur l’écriture (Phèdre 274-276)

mai 10, 2006

Socrate – Il nous reste, n’est-ce pas, à examiner la convenance ou l’inconvenance qu’il peut y avoir à écrire, et de quelle manière il est honnête ou indécent de le faire?

Phèdre - Oui.

Socrate – Sais-tu, à propos de discours, quelle est la manière de faire ou de parler qui te rendra à Dieu le plus agréable possible?

Phèdre – Pas du tout. Et toi?

Socrate – Je puis te rapporter une tradition des anciens, car les anciens savaient la vérité. Si nous pouvions la trouver par nous-mêmes, nous inquiéterions-nous des opinions des hommes?

Phèdre – Quelle plaisante question ! Mais dis-moi ce que tu prétends avoir entendu raconter.

Socrate – J’ai donc oui dire qu’il existait près de Naucratis, en Égypte, un des antiques dieux de ce pays, et qu’à ce dieu les Égyptiens consacrèrent l’oiseau qu’ils appelaient ibis. Ce dieu se nommait Theuth. C’est lui qui le premier inventa la science des nombres, le calcul, la géométrie, l’astronomie, le trictrac, les dés, et enfin l’écriture. Le roi Thamous régnait alors sur toute la contrée ; il habitait la grande ville de la Haute-Égypte que les Grecs appellent Thèbes l’égyptienne, comme ils nomment Ammon le dieu-roi Thamous. Theuth vint donc trouver ce roi pour lui montrer les arts qu’il avait inventés, et il lui dit qu’il fallait les répandre parmi les Égyptiens. Le roi lui demanda de quelle utilité serait chacun des arts. Le dieu le renseigna ; et, selon qu’il les jugeait être un bien ou un mal, le roi approuvait ou blâmait. On dit que Thamous fit à Theuth beaucoup d’observations pour et contre chaque art. Il serait trop long de les exposer. Mais, quand on en vint à l’écriture: « Roi, lui dit Theuth, cette science rendra les Égyptiens plus savants et facilitera l’art de se souvenir, car j’ai trouvé un remède pour soulager la science et la mémoire. »
Et le roi répondit:
« Très ingénieux Theuth, tel homme est capable de créer les arts, et tel autre est à même de juger quel lot d’utilité ou de nocivité ils conféreront à ceux qui en feront usage. Et c’est ainsi que toi, père de l’écriture, tu lui attribues, par bienveillance, tout le contraire de ce qu’elle peut apporter. [275] Elle ne peut produire dans les âmes, en effet, que l’oubli de ce qu’elles savent en leur faisant négliger la mémoire. Parce qu’ils auront foi dans l’écriture, c’est par le dehors, par des empreintes étrangères, et non plus du dedans et du fond d’eux-mêmes, que les hommes chercheront à se ressouvenir. Tu as trouvé le moyen, non point d’enrichir la mémoire, mais de conserver les souvenirs qu’elle a. Tu donnes à tes disciples la présomption qu’ils ont la science, non la science elle-même. Quand ils auront, en effet, beaucoup appris sans maître, ils s’imagineront devenus très savants, et ils ne seront pour la plupart que des ignorants de commerce incommode, des savants imaginaires au lieu de vrais savants. »

Phèdre - Il t’en coûte peu, Socrate, de proférer des discours égyptiens ; tu en ferais, si tu voulais, de n’importe quel pays que ce soit.

Socrate – Les prêtres, cher ami, du sanctuaire de Zeus à Dodone ont affirmé que c’est d’un chêne que sortirent les premières paroles prophétiques. Les hommes de ce temps-là, qui n’étaient pas, jeunes gens, aussi savants que vous, se contentaient dans leur simplicité d’écouter un chêne ou une pierre, pourvu que ce chêne ou cette pierre dissent la vérité. Mais à toi, il importe sans doute de savoir qui est celui qui parle et quel est son pays, car tu n’as pas cet unique souci : examiner si ce qu’on dit est vrai ou faux.

Phèdre – Tu as raison de me blâmer, car il me semble aussi qu’il faut penser de l’écriture ce qu’en dit le Thébain.

Socrate – Ainsi donc, celui qui croit transmettre un art en le consignant dans un livre, comme celui qui pense, en recueillant cet écrit, acquérir un enseignement clair et solide, est vraiment plein de grande simplicité. Sans contredit, il ignore la prophétie d’Ammon, s’il se figure que des discours écrits puissent être quelque chose de plus qu’un moyen de réveiller le souvenir chez celui qui déjà connaît ce qu’ils contiennent.

Phèdre – Ce que tu dis est très juste.

Socrate – C’est que l’écriture, Phèdre, a, tout comme la peinture, un grave inconvénient. Les oeuvres picturales paraissent comme vivantes ; mais, si tu les interroges, elles gardent un vénérable silence. Il en est de même des discours écrits. Tu croirais certes qu’ils parlent comme des personnes sensées ; mais, si tu veux leur demander de t’expliquer ce qu’ils disent, ils te répondent toujours la même chose. Une fois écrit, tout discours roule de tous côtés ; il tombe aussi bien chez ceux qui le comprennent que chez ceux pour lesquels il est sans intérêt ; il ne sait point à qui il faut parler, ni avec qui il est bon de se taire. S’il se voit méprisé ou injustement injurié, il a toujours besoin du secours de son père, car il n’est pas par lui-même capable de se défendre ni de se secourir.

Phèdre – Tu dis encore ici les choses les plus justes.

Socrate – [276] Courage donc, et occupons-nous d’une autre espèce de discours, frère germain de celui dont nous avons parlé ; voyons comment il naît, et de combien il surpasse en excellence et en efficacité le discours écrit.

Phèdre – Quel est donc ce discours et comment racontes-tu qu’il naît?

Socrate – C’est le discours qui s’écrit avec la science dans l’âme de celui qui étudie ; capable de se défendre lui-même, il sait parler et se taire devant qui il convient.

Phèdre – Tu veux parler du discours de l’homme qui sait, de ce discours vivant et animé, dont le discours écrit, à justement parler, n’est que l’image ?

(Traduction de Mario Meunier, 1922)

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"Get up and do something useful" (Confucius chez Pound)

avril 13, 2006

Canto 13:

Kong marcha
     le long du temple dynastique
et pénétra dans le bois de cèdres,
     et puis sortit vers l’aval de la rivière,
Et avec lui Qiu Chi
     et Tian qui parlait bas
Et "nous sommes méconnus" dit Kong,
"Tu vas te mettre à l’art du char?
"Alors tu seras connu,
"Ou peut-être moi je devrais me mettre au char, ou de tir à l’arc?
"Ou à la pratique du discours public?"
Et Zilu dit, "Je mettrais en bon ordre les défenses."
Et Qiu dit, "Si j’étais seigneur d’une province
"Je l’ordonnerais mieux que ne l’est celle-ci."
Et Chi dit, "Je préfèrerais un petit temple de montagne,
"avec des observances bien ordonnées,
     avec une exécution convenable du rituel."
Et Tian dit, avec la main sur les cordes du luth
La sourde résonnance continuant
     après que sa main avait laissé les cordes,
Et le son monta comme de la fumée, sous les feuilles,
Et il regarda le son:
     "Le vieux trou d’eau,
"et les garçons sautant des planches,
"Ou assis dans les buissons jouant de leurs mandolines."
     Et Kong sourit à tous également.
Et Zangxie désira savoir:
     "Lequel d’entre eux a répondu correctement?"
Et Kong dit, "Ils ont tous répondu correctement,
"C’est-à-dire, chacun selon sa nature."
Et Kong leva sa canne vers Yuanrang,
     Yuanrang étant son aîné,

C’est que Yuanrang était assis au bord de la route prétendant
     recevoir la sagesse.
Et Kong dit
     "Vieux fou que tu es, arrête avec ça,
"Lève-toi et fais quelque chose d’utile."
     Et Kong dit
"Respecte les facultés d’un enfant
"Depuis le moment où il inhale l’air pur,
"Mais un homme de cinquante ans qui ne sait rien
     ne mérite aucun respect."
Et "Quand le prince a rassemblé autour de lui
"Tous les savants et les artistes; ses richesses auront été bien employées"
Et Kong dit, et écrit sur les feuilles bo:
     Si un homme n’a pas d’ordre en lui
Il ne peut mettre de l’ordre autour de lui;
Et si un homme n’a pas d’ordre en lui
Sa famille n’agira pas de façon ordonnée,
     Et si le prince n’a pas d’ordre en lui
Il ne peut mettre de l’ordre dans ses domaines.
Et Kong donna les mots "ordre"
et "déférence fraternelle"
Et ne dit rien de la "vie après la mort".
Et il dit
     "N’importe qui peut agir avec excès,
"Il est facile de lancer au-delà de la marque,
"Il est difficile de se tenir fermement au milieu."

Et ils dirent: Si un homme commet un meurtre
     Son père doit-il le protéger, et le cacher?
Et Kong dit:
     "Il doit le cacher.

Et Kong donna sa fille à Gongchang
     Bien que Gongchang fût en prison.
Et il donna sa nièce à Nanyung
     bien que Nanyung fût sans emploi.
Et Kong dit: "Wang gouverna avec modération,
     "De son temps l’Etat était bien tenu,
"Et même moi je peux me rappeler
"Un temps lorsque les historiens laissaient des blancs dans leurs écrits,
"Je veux dire, pour les choses qu’ils ignoraient,
"Mais cette époque semble en train de passer,
Un temps lorsque les historiens laissaient des blancs dans leurs écrits,
Mais cette époque semble en train de passer."
Et Kong dit, "Sans caractère vous serez
     "incapable de jouer de cet instrument
"Ou d’exécuter la musique appropriée pour les Odes.
"Les fleurs d’abricotier
     "volent de l’est vers l’ouest,
"Et j’ai essayé d’empêcher leur chute."

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