Akhbar Al-Hallaj / Louis Massignon.- Vrin, 1975. P. 136:
"me détachant du groupe, je lui dis: Maître, pourquoi tuerions-nous un homme qui prie, jeûne et récite le Qorân? Et lui de répondre: La raison pour laquelle le sang doit être épargné est extérieure à la prière, au jeûne et à la récitation du Qorân. Tuez-moi donc et vous en serez récompensés. Et moi, je serai enfin délivré; car vous aurez été des combattants pour la Foi (mujâhidûn), et moi je serai mort martyr."
juillet 19, 2006 à 1:28
[...] La figure du mystique n’est plus propice à notre temps. La propagation brouillonne de la mystique naturelle (elle sans doute qui trouve en notre temps un milieu propice: je soupçonne que notre temps est un de ceux où l’expérience mystique est la plus commune, et où de se répandre elle ne trouve plus à s’incarner) ne trouve plus de système symbolique (dogmatique-légal) pour la tendre. Il faudrait retrouver ce passage des Akhbar de Hallâj, dans les premiers temps de la mystique musulmane, où celui-ci loue la foi de celui qui l’envoie au supplice. [...]
juillet 27, 2006 à 10:56
voilà un acte d’une profondeur insondable dont le retentissement à travers les siécles est encore perceptible,hallaj par cet acte là voulu , à la manière du Christ sacralisé sa mort de façon à lui donner cette impulsion créatrice sources de bien des redemptions à venir.
Sans nul doute , Hallaj fait partie de la race des + grands maitres qui laissérent une trace pour le moins indélébile sur cette voie parsemée de faussétés qu’est la quete de la verité.